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Étape 8 sur 10

Vendre alors que le rapport est négatif

Un rapport négatif n'empêche pas une vente. Ce qui est exigé dépend d'une seule question : quand l'installation a-t-elle été réalisée, et a-t-elle été contrôlée à ce moment ? Le RGIE prévoit un régime propre aux installations d'avant 1981 ; pour les installations plus récentes, les règles ordinaires du dossier et de la visite de contrôle s'appliquent.

Quel régime pour votre logement ?

InstallationLors de la venteAprès un rapport négatif
Ancienne : antérieure au 1er octobre 1981, sans modification importante depuis, ou avec une partie d'avant 1981 encore jamais visitéeLe vendeur fait effectuer une visite de contrôle ; la date du rapport et sa remise sont mentionnées dans l'acte authentique.L'acheteur communique son identité et la date de l'acte à l'organisme ; dix-huit mois après l'acte, une nouvelle visite constate si les infractions ont disparu. L'acheteur choisit l'organisme.
Ancien RGIE : réalisée après 1981 et contrôlée à l'époque, comme l'exempleLe dossier avec schémas et rapports passe au nouveau propriétaire. La visite périodique suit le délai du dernier rapport, puis tous les 25 ans.La règle ordinaire : correction sans délai, vérification par le même organisme, information de l'administration après un an sans correction.
Contrôlée selon le Livre 1 actuelDe même : le dossier suit, visite tous les 25 ans.De même.

L'appartement de 1990 relève donc de la deuxième ligne. Le délai de dix-huit mois ne s'y applique pas ; le rapport, la date de la visite complémentaire et l'obligation de corriger suivent le dossier chez le nouveau propriétaire, qui porte les obligations du propriétaire à partir de l'acte.

L'exemple : vendre avant ou après la remise en ordre ?

Supposons que le propriétaire de l'appartement veuille vendre alors que les six infractions sont encore ouvertes. Deux voies sont possibles :

  • Corriger d'abord, vendre ensuite. L'acheteur reçoit un rapport avec une vérification positive et des schémas à jour. Cela simplifie la discussion avec un candidat acheteur.
  • Vendre avec le rapport négatif. Vendeur et acheteur conviennent dans le compromis de qui exécute et paie la correction, et pour quand, en gardant à l'esprit la date de la visite complémentaire. C'est un accord entre parties ; le notaire peut aider à le formuler clairement.

Attention à la cave d'un appartement : ici, elle est alimentée par le tableau de l'appartement lui-même et fait donc partie de l'installation privative. Si elle dépendait du compteur commun, elle sortirait de la visite de contrôle de l'appartement.

Vue en trois dimensions de l'appartement d'exemple depuis la façade avant : séjour et cuisine à l'avant, hall de nuit, salle de bain et chambres à l'arrière, points lumineux reliés en pointillé à leurs interrupteurs.
L'appartement tel qu'un acheteur le reprend après la remise en ordre, dans la vue 3D de SUPLAN.
Comment lire cette figure
  • À l'avant, la façade avec les fenêtres du séjour et, à droite, la cuisine avec la hotte ; à l'arrière, les chambres et la salle de bain.
  • Les ellipses au plafond sont les points lumineux ; les pointillés rouges montrent quel interrupteur commande quel point.
  • Les petits rectangles sur les murs sont interrupteurs et prises, à leur hauteur ; les fines lignes verticales en pointillé descendent jusqu'au sol.
  • La surface grise à gauche de la façade latérale est la terrasse.

Ce que font le vendeur et l'acheteur

Le vendeur

  1. Rassemble le dossier : schémas, rapport du contrôle de conformité et éventuels rapports de visites.
  2. Détermine le régime applicable (tableau ci-dessus).
  3. Pour une installation ancienne : fait effectuer la visite de contrôle et mentionner le rapport dans l'acte.
  4. Transmet le dossier complet à l'acheteur.

L'acheteur

  1. Lit le rapport comme expliqué dans lire le rapport : quelles infractions, quelles dérogations.
  2. Fait examiner les infractions par un électricien avant d'inscrire un montant dans le compromis.
  3. Pour une installation ancienne : se signale à l'organisme, corrige dans les dix-huit mois qui suivent l'acte et fait vérifier à leur échéance.